L’orgueil

L’orgueil est le péché capital par excellence, par qui tout le mal arrive. Il se surnomme amour-propre, fatuité, gloriole, suffisance, vanité, dédain, arrogance, mégalomanie.

L’orgueil est non seulement un péché capital, mais, comme l’affirme l’Ecriture, « Le commencement de tout péché, c’est l’orgueil » (Si 10, 13), le péché primordial. Car au fond de tout péché, sommeille une secrète préférence de soi, un amour de soi-même. Ainsi, l’Ancien et le Nouveau Testament répètent que « Dieu résiste aux orgueilleux et donne sa grâce aux humbles » (Jc 4,6), « Le Seigneur disperse les superbes et abaisse celui qui s’élève» (Mt 23, 12). Jésus lui-même fait de l’humilité le cœur de sa première Béatitude : « Bienheureux les pauvres, les humbles de cœur », et donne l’exemple en s’abaissant, en se faisant serviteur.

L’orgueilleux n’agit ni pour la gloire de Dieu ni pour l’amour d’autrui, mais pour sa propre personne. Et il est tellement au centre de ses propres préoccupations, que Dieu en est évacué. Or, si Dieu n’est pas le centre, Il n’est nulle part. Car on peut être généreux, se dépenser pour autrui, être pieux, mais dans le même temps, être orgueilleux, et vivre en « indépendance » de Dieu. L’orgueilleux est celui qui veut se « suffire » à lui-même. Son orgueil consiste à ne pas tout attendre de Dieu et à vouloir construire l’homme à sa propre image. Tel est le péché du Démon

… pour en savoir plus

L’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la jalousie, la paresse et la colère, entrainent derrière eux lâcheté, médisance, discorde, infidélité, ambition, mensonge, cruauté….La liste est interminable. Elle s’étire sur toute l’histoire de l’humanité. Mais elle se résume en un maitre-mot : l’orgueil, dissimulé dans tous les autres vices.

L’orgueil est le péché capital par excellence, par qui tout le mal arrive. Il se surnomme amour-propre, fatuité, gloriole, suffisance, vanité, dédain, arrogance, mégalomanie.

L’orgueil est non seulement un péché capital, mais, comme l’affirme l’Ecriture, « Le commencement de tout péché, c’est l’orgueil » (Si 10, 13), le péché primordial. Car au fond de tout péché, sommeille une secrète préférence de soi, un amour de soi-même. Ainsi, l’Ancien et le Nouveau Testament répètent que « Dieu résiste aux orgueilleux et donne sa grâce aux humbles »(Jc 4,6), « Le Seigneur disperse les superbes et abaisse celui qui s’élève» (Mt 23, 12). Jésus lui-même fait de l’humilité le cœur de sa première Béatitude : « Bienheureux les pauvres, les humbles de cœur », et donne l’exemple en s’abaissant, en se faisant serviteur.

L’orgueilleux n’agit ni pour la gloire de Dieu ni pour l’amour d’autrui, mais pour sa propre personne. Et il est tellement au centre de ses propres préoccupations, que Dieu en est évacué. Or, si Dieu n’est pas le centre, Il n’est nulle part. Car on peut être généreux, se dépenser pour autrui, être pieux, mais dans le même temps, être orgueilleux, et vivre en « indépendance » de Dieu.

Il est d’ailleurs significatif que « suffisance » soit synonyme d’« orgueil », car l’orgueilleux est celui qui veut se « suffire » à lui-même. Son orgueil consiste à ne pas tout attendre de Dieu et à vouloir construire l’homme à sa propre image. Tel est, hélas, le modèle exalté par notre société, et tel est le péché du Démon…

Les différents visages de l’orgueil

L’orgueil est difficile à déceler car il prend des masques et peut se grimer en vertu. Ce que l’on prend parfois pour de l’humilité, est en fait un colossal narcissisme qui érige en vertu le mépris de soi-même, ou sa propre inertie. Or l’humilité n’est pas la petitesse.

La bouderie est aussi une des formes méconnues de l’orgueil. Car il faut beaucoup d’humilité pour s’ouvrir à nouveau. Et revenir en arrière suppose que l’on avoue, à soi et à l’autre, avoir eu tort.

Quelques remèdes…

En prenant conscience de la gravité de l’orgueil qui s’attaque à Dieu en personne, chasser l’orgueil par son contraire, en désirant l’humilité. Cette vertu qui ne peut s’acquérir que par une succession de petits actes (« Il faut beaucoup d’humiliations pour faire un peu d’humilité », disait Sainte Bernadette) ou, plus durement, par une humiliation que l’on n’aurait pas choisie et qui, en nous ayant été imposée (renvoi, maladie, revers de fortune) nous ferait prendre conscience de notre fragilité et de notre impuissance à tout contrôler.

Devenir un  familier de Dieu, « ruminer » sa Parole (Jn, 75, 3) en pratiquant une adoration silencieuse et gratuite, où l’on est tout simplement avec Lui, sans rien dire, sans rien faire….

Cultiver la discrétion et apprendre à donner dans le secret aux plus démunis. Si l’on a tendance à être plus généreux devant des amis, prendre la résolution de donner autant et aussi souvent lorsque l’on est seul.

Admettre notre dépendance aux autres, par la louange et par la reconnaissance, au double sens du terme, de tout ce qu’ils nous apportent.

Apprendre les limites de notre corps, et de nos émotions. Car se retenir de pleurer est certes stoïque, mais ni humain, ni humble. Le Seigneur lui-même a pleuré sur Lazare, son ami. «… Pleurer ne fait pas de peine au Seigneur quand ce sont de vraies larmes de douleur, de joie, d’amour ou de repentir », dit Mère Yvonne-Aimée de Malestroit . « C’est humain, et Lui les divinise toutes ».

Enfin, pratiquer l’humour, car le salut réside aussi dans la capacité à rire de soi-même. « Humour » commence comme « Humilité » et finit comme « Amour ». Grâce à l’humilité, apprendre à exister non par soi mais par les autres. Et grâce à l’amour, apprendre que l’on existe non pour soi, mais pour les autres.

D’après Pascal Ide, Famille Chrétienne No 1227