Le Sacrement du Baptême

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Le baptême est le premier des sacrements. Il fait entrer dans le peuple de Dieu, dans la grande famille des chrétiens, et il donne accès à tous les autres sacrements.

Sacrement de la vie reçue et de la vie sauvée, le baptême engage toute l’existence du chrétien.

Le Baptême est une nouvelle naissance. Le baptisé, plongé dans l’eau baptismale ou submergé par elle, ressort de la fontaine baptismale comme le Christ ressuscité sort de son tombeau au matin de Pâques ; il est baptisé dans la mort et la résurrection du Christ.

Les réalités fondamentales que met en œuvre le baptême sont exprimées à travers des signes. Le principal est celui de l’eau. Nécessaire à la vie, l’eau a une forte valeur symbolique. Elle n’est pas versée en signe de purification. Mais elle est signe de mort et de vie. Etre plongé dans l’eau signifie la mort au péché ; et émerger, faire surface, est signe de vie.

L’eau est par ailleurs le signe du don de l’Esprit Saint.

L’onction du baptisé par l’huile du saint-chrême signifie que désormais la foi imprègne et fortifie sa vie.La flamme du cierge désigne la lumière qu’est la foi. Le vêtement blanc marque la nouveauté de la naissance à la vie de Dieu.

A tout âge, l’homme peut recevoir le salut que Dieu donne en Jésus-Christ. A tout  âge, on peut demander et recevoir le Baptême.

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Les sacrements sont une pierre d’achoppement pour la foi, et considérés comme pratiques symboliques comme toutes les sociétés en ont pour désigner des valeurs morales ou artistiques non quantifiables. Là où l’Eglise catholique semble basculer dans l’insensé, c’est quand elle affirme l’efficacité des sacrements. Il faut admettre que si nous pouvons percevoir dans la foi la signification des sacrements, nous ne pouvons pas les expliquer.

Le Baptême nous fait enfant de Dieu. Cette célébration signifie l’entrée dans l’Eglise. Sacrement de la vie reçue et de la vie sauvée, le baptême engage toute l’existence du chrétien.

La vie reçue

Nul n’a demandé à vivre. A la vie qui lui est imposée, l’enfant répond par l’amour le plus spontané. Pour les parents, transmettre la vie est un acte gratuit au-delà de toute utilité. Entre l’enfant et ses parents se noue d’emblée une relation où la gratuité de l’amour est essentielle.

La relation parents-enfant est le « modèle » de la relation à Dieu. Nul ne peut demander à Dieu pourquoi il est né à telle époque, dans telle famille, etc…mais pour avancer dans la vie, chacun doit lui faire confiance, croire et éprouver qu’il en est aimé. Le baptême est le sacrement de la vie reçue, de la vie qui dépasse tout ce qu’on peut en mesurer.

Le don de la vie s’accompagne nécessairement de celui d’une loi. L’éducation introduit progressivement toutes les règles du jeu de la vie. Chacun doit recevoir et assimiler ces codes imposés par la famille, la société ou la religion, afin d’arriver à une parole personnelle, et ils sont la condition irremplaçable de la liberté. Et si l’enfant accepte ces contraintes, c’est parce qu’il a confiance.

Baptiser un enfant, c’est en un sens lui imposer une loi, une religion. Dieu nous donne l’existence et, par le don de la Loi, il nous en fournit « la règle du jeu ». Son but : aimer Dieu et son prochain (Mc 12, 29-31). Les interdits ont pour rôle de barrer les chemins qui n’y conduisent pas.

La vie sauvée

Parce qu’il est signe du don de la vie, le baptême est signe du salut, de la vie recréée par Jésus Christ. Le baptême, donné au nom de la Trinité, nous introduit dans le mouvement de la vie Trinitaire. Cette vie nous oblige à nous convertir à la gratuité. Aimer Dieu, c’est quitter tout appui en soi pour n’avoir d’appui qu’en lui. C’est mourir à notre vie pour ne plus vivre que de la sienne. Il est vertigineux de n’avoir que l’amour gratuit de Dieu pour motif de notre existence.

La vie donnée

Puisque personne n’est exclu de la miséricorde de Dieu, le baptême est-il indispensable ?

Si tous les hommes ont accès au salut par des voies que Dieu seul connait, cela ne signifie pas qu’ils soient capables de l’atteindre par leurs propres moyens. Même une très bonne conduite ne donne aucun droit sur Dieu. Si le baptisé devient enfant de Dieu, il a donc un immense service à rendre : annoncer la réalité du salut à ceux qui, n’ayant pas connaissance de cet événement, ne peuvent « chercher Dieu qu’à tâtons ». Par le témoignage de sa vie et par ses paroles, il devra transmettre le motif de l’espérance : Jésus-Christ nous donne la vie et il nous sauve. Le baptême est donc une charge merveilleuse, celle de dévoiler la paternité universelle de Dieu en révélant son Fils.

La vie de baptisé

Le baptême est un événement irréversible. Le baptisé appartient au Christ qui, à travers lui, exprime son propre mystère. Il participe à la vie du Christ et il lui faut tout faire pour que cette vie transforme son existence afin d’être, par là, un authentique témoin. Sans cependant d’angoisse excessive, car la miséricorde de Dieu comble les manques humains.

Le rite

Les réalités fondamentales que met en œuvre le baptême sont exprimées à travers des signes. Le principal est celui de l’eau. Nécessaire à la vie, l’eau a une forte valeur symbolique. Elle n’est pas versée en signe de purification. Mais elle est signe de mort et de vie. Etre plongé dans l’eau signifie la mort au péché ; et émerger, faire surface, est signe de vie.

L’eau est par ailleurs le signe du don de l’Esprit Saint. Ce don sera renouvelé plus tard par la Confirmation.

L’onction du baptisé par l’huile du saint-chrême signifie que désormais la foi imprègne et fortifie sa vie. La flamme du cierge désigne la lumière qu’est la foi. Le vêtement blanc marque la nouveauté de la naissance à la vie de Dieu.