Le Sacrement de la Confirmation

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La confirmation est le sacrement qui nous emplit de l’Esprit Saint pour nous enraciner plus profondément dans notre vie d’enfant de Dieu, nous unir plus fermement au Christ, rendre plus solide notre lien à l’Eglise, nous associer davantage à sa mission et nous aider à rendre témoignage de la foi chrétienne par nos paroles et nos actions.

Le sacrement de Confirmation exprime le rôle de l’Esprit-Saint dans la vie du chrétien et de l’Eglise. Les gestes et le rituel qui l’accompagnent sont autant de signes efficaces de la présence de Dieu parmi son peuple et les mots de « Sois marqué de l’Esprit Saint » sont des paroles qui en matérialisent réellement le sens profond.

Le sacrement de confirmation marque l’entrée définitive du baptisé dans l’âge adulte de la foi. C’est une grâce, une rencontre de Dieu au-delà de nos mérites. Sacrement de la maturité chrétienne, il charge le nouveau confirmé de se faire l’écho de la Bonne Nouvelle dans tous les aspects de sa vie. Confirmer, c’est rendre plus ferme, plus solide. Par ce sacrement, le baptisé reçoit la force de vivre pleinement sa foi. Ainsi fortifié, il devient vraiment capable d’être témoin de Jésus, par la grâce de l’Esprit Saint.
Le chrétien confirmé est quelqu’un avec qui l’Eglise doit compter, et quelqu’un sur qui elle peut compter. Agissant au cœur du fidèle, l’Esprit Saint l’aide à proclamer sa foi, rendre compte de son espérance, et exercer la charité.

N.B. Si on n’a pas été confirmé dans l’enfance ou à l’adolescence, il est possible de recevoir le sacrement de confirmation à l’âge adulte.

… pour en savoir plus

La confirmation est une démarche, un engagement de liberté, une certaine volonté. C’est un pas de plus dans la foi personnelle par l’attachement à Jésus-Christ, et dans la foi ecclésiale par la vie d’équipe pendant la préparation. Un pas de plus dans la foi, comme don d’une foi plus vive grâce à la célébration et à la réception du sacrement….Il y a là un aspect d’adhésion volontaire, sérieuse, mais aussi « libérante » et aisée, en réponse à une invitation gratuite et attirante.

Dans le Baptême, Dieu dit « Viens ». Dans la confirmation, il dit « Va ! »

D’où vient ce sacrement ?

« Ils virent apparaitre comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d’eux. Alors, ils furent tous remplis de l’Esprit-Saint » (Actes des Apôtres, 2,1-4).

Dès les premiers temps de l’Eglise, l’imposition des mains et l’onction d’huile manifestèrent ce don de l’Esprit offert aux baptisés. A cette époque, le baptême, l’eucharistie et la confirmation étaient donnés au cours d’une unique célébration, souvent lors de la veillée pascale.

Au long des siècles, les communautés chrétiennes devenant plus nombreuses, les trois étapes de la célébration ont été séparées et leur ordre a parfois été modifié. L’habitude se prit de baptiser les nouveaux venus par les prêtres dans les communautés, et d’attendre le passage de l’évêque pour « confirmer » ce baptême.

Les acteurs de la confirmation

Le sacrement de confirmation est donné par l’évêque, en tant que successeur des apôtres. Il est, en lui-même, dans sa personne et sa fonction, signe de l’Eglise. Le jour de son ordination, il a en effet reçu lui-même l’Esprit-Saint par l’imposition des mains. L’évêque est ainsi chargé de « confirmer ses frères dans la foi ».

Il faut souligner aussi le rôle important du parrain et de la marraine de confirmation. Ils peuvent être différents de ceux du baptême, mais doivent bien évidemment, être catholiques et avoir reçu les trois sacrements de l’initiation : le baptême, la confirmation et l’eucharistie.

Comment se déroule la célébration ?

         Tout d’abord, les futurs confirmés sont invités par l’évêque à renouveler les engagements de leur baptême.

Puis l’évêque leur impose les mains. Ce geste, qui consiste à poser ses deux mains à plat sur la tête du « confirmand », est pratiqué depuis toujours dans l’Eglise. Dans les Actes des Apôtres qui relatent les faits et gestes des premières communautés chrétiennes, il signifie également le don de l’Esprit au baptême ( pour l’Eglise catholique les dons de l’Esprit sont les suivants : la sagesse, l’intelligence, le conseil, la force, la connaissance, l’affection filiale et l’adoration).

Vient ensuite le « chrismation » : avec son pouce enduit d’huile appelée « Saint-Chrême », l’évêque dessine une croix sur le front du confirmand en lui disant : »Sois marqué de l’Esprit-Saint, le don de Dieu ». Le baptisé reçoit ainsi une marque symbolique indélébile. Cette marque, appelée « onction » manifeste le don que Dieu lui fait de son Esprit, c’est-à-dire de sa puissance d’amour et de vie. Traditionnellement, l’Eglise considère que cette onction apporte une nouvelle force à celui qui la reçoit.

Chez les autres chrétiens :

Les Eglises d’Orient ont maintenu l’unité du rite de l’initiation. Baptême, confirmation et Eucharistie sont administrés simultanément par le prêtre aux très jeunes enfants. Ces églises nomment la confirmation « chrismation » (onction de chrême). Le prêtre fait des onctions de Saint Chrême sur le front, les sourcils, les yeux, les narines, les lèvres, les oreilles, la poitrine, les mains et les pieds du confirmand en disant « Reçois la marque du don du Saint Esprit ».

Les Eglises protestante et anglicane insistent sur le rôle central du baptême qui, à leurs yeux, ne nécessite pas d’être « confirmé ». Et le don du Saint Esprit est réputé total par le baptême.

Le Saint Chrême, béni par l’évêque durant la messe du Jeudi Saint est un mélange d’huile d’olive à laquelle est ajouté du parfum pour signifier sa permanence. Cette huile était utilisée pour marquer (ou « oindre ») les rois et les prêtres. Signe de force, mais aussi de guérison. Christ et chrême ont la même racine : est Christ celui qui a reçu l’onction de l’huile sainte.